Quand j'étais petite j'habitais à L'Isle Adam, une ville prospère et relativement indépendante dans le Val d'Oise en Ile de France. J'ai passé ma maternelle et mon école primaire là-bas. Je me suis fait des amitiés et je sortais bien plus que maintenant étonnement.
L'Isle Adam était bordé d'une très grande forêt. L'école organisait souvent des courses d'orientation. Pendant une journée, nous entendions les bruits des oiseaux et les rires de nos camarades. Sinon le silence régnait sur la forêt. Nous avions l'impression de nous trouver dans un autre univers d'être à part. Nous étions en perpétuel mouvement et nous suivions le chemin, même si une seule envie régnait en moi, quitter le sentier et partir à l'aventure dans ces bois. Lorsque la journée se terminait, nous montions tous dans le bus avec entrain sauf moi. J'étais fatiguée certes, mais la magie de ses lieux disparaissaient avec les kilomètres.
Mon père s'était fait arrêté une fois car il avait une voiture a deux places et il avait pris l'habitude de nous prendre mon frère et moi et de mettre mon frère juste devant moi. Il s'était arrêté devant une entrée de l'immense forêt. Nous étions en automne.
Pendant que mon père appelait ma mère pour qu'elle vienne nous chercher mon frère et moi, je jetais des regards envieux vers la forêt. Je fis un pas timide vers elle mais mon père le remarqua et me demanda de l'attendre avant d'y aller. J'étais impatiente d'y entrer mais j'obéis à mon père.
Une fois qu'il avait raccroché, je me ruai à l'intérieur de la forêt très vite rattrapé par mon frère. Je m'arrêtai subitement. J'étais ébahie. Ébahie par la magnificence des bois automnaux. Des couleurs. Des couleurs partout, harmonieuses, complémentaires, féériques. Un ensemble parfait.
Du marron chocolat au vert anis la palette des couleurs défilaient en tout sens. Mes pas crissaient sur le tapis de feuilles. Un léger rire m'avait échappé. Les arbres immenses comme inaccessibles, la couleur orange comme un coucher de soleil, des marrons sur le sol. Tout respirait la vie, la nature, l'automne. J'étais tout simplement heureuse d'être dans les bois...
lundi 20 janvier 2014
Slew
Les personnes sont souvent meurtries, que cela soit par un objet, par un évènement, par la maladie ou encore dans la plupart des cas par une personne. J'ai été meurtrie par des personnes qui m'étaient le plus proches et on peut dire que l'on ne se remet jamais vraiment. Les personnes qu'on pense toujours connaître le mieux sont celles qui nous surprenne le plus et qui ont plus tendance à nous faire souffrir. Je l'ai malheureusement appris à mes dépends. Je pense que ces personnes ne veulent pas réellement faire du mal mais qu'elles cherchent plutôt à faire passer un message, un mal-être, un sentiment qui souvent confus vient à blesser des personnes. Mais il y a également des personnes qui cherchent la vengeance, la souffrance des autres pour une raison plus ou moins valable. On dit toujours, ou je me le suis toujours dit que si une personne vous appréciai c'était pour des raisons que l'on ne pouvait toujours pas comprendre. Je pense qu'il s'agit de la même chose pour les personnes qui en meurtries d'autres. Je ne suis pas encline à la rancune je suis même trop gentille selon mes amis. J'ai tendance à trouver des excuses à tout le monde, y compris moi même bien entendue...
Tout cela pour dire que je n'ai pas eu une vie facile loin de là. J'ai été meurtrie à nombreuses reprises pour des raisons plus ou moins sérieuses. Un coup dans une table. Lorsqu'on se prend une porte. Des paroles blessantes. Une dispute. Une incompréhension. Une trahison. La maladie....
Je ne parlerais pas de la maladie dans cet article. J'y reviendrai. Mais juste dans la thématique de cet article je vais en parler un peu. La maladie est une sorte de serpent vicieux qui vous mord lorsque l'on ne s'y attend pas. Je ne suis peut-être pas assez claire. Imaginons que vous préparez un évènement depuis plusieurs mois déjà. Vous êtes excités, vous êtes pressés d'y être et vous êtes légèrement fier de vous car vous vous êtes débrouillé tout seul. Vous semblez aller bien, tout est normal. Et puis vous vous retrouver au fond de votre lit envahie par la douleur. Dégouté de tout. La vie était pourtant normal il n'y a pas si longtemps... C'est ce que j'entends par être meurtrie par la maladie.
Lorsqu'on est meurtrie c'est parce qu'on ne s'y attend pas. Car si les personnes savaient que quelque chose allaient leur faire du mal ils l'éviteraient bien entendu. Mais ce n'est pas le cas. Être meurtri c'est être surpris dans un certain sens. Un exemple :
Vous êtes avec vos amis, vous discutez avec eux. Vous avez remarqué que votre meilleur(e) ami(e) avait légèrement changé de comportement vis-à-vis de vous. Vous faites la sourde oreille car vous vous dites que c'est une phase passagère. Et puis un soir vous discutez avec lui en rentrant chez vous et vous dites un mot, un seul. Et là votre ami(e) pète un câble et sort des choses qui vous blesse et qui vous énerve. Vous ne vous y attendiez pas n'est ce pas ? Ce mot peut changer pour les personnes mais pour vous il n'a aucune importance généralement.
C'est mon premier article. Je n'ai pas été très précise sur ce sujet mais ça vient de mon coeur et c'est que je ressens sur ce sujet.
C'est tout ce que j'ai à dire...
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